Mes poèmes d'hier et d'aujourd'hui

Publié le par Pascaline

Matinée

Dans le grand velours du ciel que l'azur décore
Le soleil éclatant, vermeil, s'avance et dore
De ses rayons divins les champs et les coteaux.
L'air flamboie et vacille au-dessus de la terre;
La nature boit la chaleur et la lumière
Pendant qu'un vent léger fait trembler les roseaux.

La fleur encore humide et fraîche de rosée
Courbe son front, l'abeille active s'est posée
Dans sa frêle corolle et cherche pour son miel
Des pollens jaune d'or, tandis qu'elle butine
Les rayons tombent sur la planbte qui s'incline
Et n'ose pas jeter un regard vers le ciel.

Les oiseaux assoupis cessent leur gai ramage
Après avoir de leur bec ondulé leur plumage
Et les secrets ruisseaux coulent en murmurant,
Des plaintes qui s'en vont mourir de lassitude
Puis ils laissent leurs eaux, suivant leur habitude
Dans les bois, dans les prés, folâtrer en errant

Le papillon joyeux qui voltige en silence
S'arrête et doucement fait une confidence
A chaque fleur qui tend vers lui son front tremblant.
Quand il a de son mieux consolé la fleur lasse
Il reprend sa course et s'élance dans l'espace,
Toujours aussi léger et toujours sautillant.

Souvent dans la prison qui lui sert de pâture
Un grand boeuf fatigué regarde la nature
Avec ses deux bons yeux qui sont à demi clos.
Et son regard vitreux semble poursuivre un rêve
Aussi beau que le ciel où le soleil s'élève
Et qui semble tout bas enchanter son repos.

Ainsi chaque matin la lumière sereine
Du soleil assoupit et réchauffe la plaine
Ainsi la douce fleur se plaint au papillon
Et les oiseaux bavards n'aiment plus qu'à se taire
Ainsi que sur son herbe un grand boeuf solitaire
Rêve en voyant l'air pur trembler sur les sillons.



M. Pascaline Drouhin
6 Février 1969



Pensées

Tout ceux que nous avons perdus
Sont près de nous par la pensée;
Et de leur présence passée
Nous goûtons le bonheurs connus
En ceux que nous avons perdus.

Tout ceux que nous avons pleurés
Sont près de nous par l'espérance;
Ils ont en nous leur survivance.
Nous ne sommes pas séparés
De ceux que nous avons pleurés.

Tout ceux que nous avons aimés
Sont près de nous par la tendresse
Nous vivons de notre détresse
Quand nos coeurs se sont refermés
Sur ceux que nous avons aimés.

1971




FEVRIER

C'est février; l'hiver s'en va comme à regret,
Tandis que le printemps le raille et le pourchasse.
Parfois il se retourne, et nous jette à la face
Les frimas, les brouillards qu'en ses mains il serrait

La fureur de son souffle arrache à la forêt
Des plaintes, des frissons dont l'épouvante glace;
Mais lorsque sa fureur épuisante se lasse,
Le doux printemps ose accourir, frêle et discret.

Alors cest un mirage, un rêve; rien n'égale
Le charme de ces jours où, sur l'aile du hâle
La vie accourt, très douce et lourde de parfum.

La coupole des cieux, de lumière envahie,
En habille les bois encore ternes et bruns;
Et l'air est un breuvage où nous puisons la vie.

1968





Esquisse

Assise au fond de la cathèdre,
Beaucoup de bonheur dans les yeux,
Yseult brode des oeillets bleus
Sur le métier de bois de cèdre
.
Dans un vase d'argent bruni,
Des pavots et des soucis brillent;
Des colliers ciselés scintillent
Sur un vieux livre tout terni.
Blotti au fond de la cathèdre,
Une lueur dorée aux yeux,
Yseult brode des songes bleus
Sans lin et sans métier de cèdre.

Sa bague a des reflets cuivrés
Que donne la verrière large.
Aux yeux bruns, tout d'elle énivrés,
Son coeur va, sans aucune marge...

Mais, près d'un haut panneau sculpté,
La portière jaune se lève,
Interrompant le très doux rêve
Pour l'exquise réalité ...

Sous les doigts des longues mains pâles,
Le lin bleu ne peint plus d'oeillets;
Les pourpres pâvots effeuillés
Choient, sans un regard, sur les dalles.

Oisive, en son surcot soyeux,
Assise au bord de la cathèdre,
Yseult brode sa vie à deux,
De lin invisible et sans noeuds,
Sur un léger métier de cèdre.

1971





Le Bonheur

Le bonheur est comme une mer
Dont les eaux étrangement bleues
D'un bleu limpide, ardent et clair
Se déroulent pendant des lieues.

Nous ne pouvons voir ce flot pur
Sans éprouver la nostalgie
De rafraîchir dans son azur
Notre âme jamais assouvie.

Mais l'azur nous déçoit : en vain
Le frôlons-nous... il s'évapore...
Et ruisselant de notre main,
Il nous paraîtrait incolore ...


1975



Au Moyen Age

Dans sa robe rose en satin,
Sur le vieux banc de pierre grise,
Tandis que chantonne la brise,
Yseult suit un rêve lointain.

Toute son âme en semble éprise...
Et dans la blancheur de son teint
Un doux sourire, un peu mutin,
Erre sur ses lèvres cerise.

Sous le voile de tulle vert
Dont son hennin est recouvert,
Ses yeux d'un vert un peu plus pâle

Contemplent, d'un air alangui,
A son doigt la bague d'opale,
Don précieux du comte Guy


1971




Rondel ancien

Tout en filant la blanche laine
Sous l'ombrage d'un oranger,
Rêveuse, la blonde Ghislaine,
Chante en mineur un air léger.

Elle regarde voltiger,
Dans le soir mauve, une phalène,
Tout en filant la blanche laine
Sous l'ombrage d'un oranger.

Soudain se tait la cantilène ...
La belle se prend à songer
A l'aveu du page Roger,
Dont son âme si jeune est pleine,
Tout en filant la blanche laine .


1971





La cueillette des Champignons

à Thil (Landes)


On part, un panier à la main,
Pour chercher, couverts de rosée,
Les  " pignets " * dont le sang carmin
Transparaît sous la peau rosée.

A l'abri d'un pin parasol,
Sous un léger tapis de mousse,
Ils se cachent à fleur de sol
Dans leur berceau de terre rousse.

Au sein de cette humidité,
Par les tièdes jours de septembre,
Il croît, le " pignet "  velouté
Avec sa coiffe couleur d'ambre.

Il est mûr à point... Et les doigts
Soulèvent la terre, la brisent.
Tout Thil cherche dans les bois
Les objets de ses convoitises.

A la fin, les paniers mignons,
Les grandes corbeilles s'emplissent,
A déborder, de champignons
Aux ombrelles rondes et lisses.

On rapporte, le soir baissant,
La récolte fraîche cueillie,
Tandis que, de leur chair pâlie,
Les " pignets " voient couler leur sang.


* Champignons des pins dont la chair contient un liquide rougeâtre qui
ressemble au sang.




Mon jardin de Villars

Dans mon jardin rustique et dessiné sans art,
Les mêmes simples fleurs renaissent au hasard,
Au creux des murs, au bord des toits, dans les rigoles,
Près de l'humble légume ou des plants d'herbes folles.
De sa bordure sombre et luisante, le buis
Cerne chaque carré de terre brune, et puis
Dresse au bord du chemin ses lourdes pyramides
Qu'un ciseau vigilant garde toujours rigides.

Jardin paisible et pour tant d'autres sans beauté,
Que j'aime ton désordre et ta simplicité !
Les grands parcs et les fleurs rares de leurs serres,
Leurs arbres délicats, leurs splendides parterres
Ont moins de charmes à mes yeux que tes bosquets
Abritant de vieux bancs de pierre disloquée;
Moins de charmes que tes pommiers, dont les fleurs blanches,

Sous la brise d'avril, tombent en avalanches;
Et que la vigne de l'automne, aux tons ardents,
Qui longe la muraille et les pignons branlants,
Puis retombe soudain en cascade sanglante,
Et va se perdre enfin dans l'herbe de la pente.

Oh ! nul autre jardin n'égalera jamais
Cet enclos que déjà, petite enfant, j'aimais,
Et qui garde si doux, si purs, inneffaçables,
Tant de chers souvenirs dans ses murs vénérables !




Tache d'encre

Sur le feuillet où ma main passe,
Un petit peu d'encre a coulé;
Et le point noir s'est étalé
Lentement autour de sa place.

En vain je veux l'atténuer
Aucune gomme ne l'efface :
Il reste toujours une trace
Sur le papier blanc maculé.

Notre âme est une page blanche
Où chaque faute qui s'épanche
Laisse une empreinte, bien souvent ;

Pour que jamais elle ne s'encre,
Ne faites pas de tache d'encre
Sur les douces âmes d'enfant.

(1966)





Ballade au printemps

Paré pour quelque noce blanche,
Bientôt le printemps reviendra.
Au creux des sentiers, la pervenche
Lèvre humide s'entr'ouvrira.
Vert tendre, la nouvelle feuille
Palpitera sous le ciel d'or...
Mais le ciel aujourd'hui s'endeuille,
Et le doux printemps tarde encore...

Quand les pommiers en avalanche,
Sur l'homme las qui passera,
Deverseront leur moisson blanche,
Le coeur du passant renaîtra...
Mais l'hiver chaque jour défeuille
Un peu plus le vieil arbre mort
Le cher hôte que l'on accueille,
Le jeune printemps tarde encore.

Larmes que le soleil étanche,
La rosée au matin rira
Alors sur l'épineuse branche,
Comme un bijou d'or fleurira
L'ajonc sauvage que l'on cueille,
Sur la route, au pays d'Armor,
Quand le soleil pensif se recueille
Mais le doux printemps tarde encore.




Rondel de la rose


La rose blanche s'est ouverte
Pour quelque merveilleux destin
J'admire sa splendeur offerte
Aux tendres baisers du matin

Neigeuse dans sa coupe verte,
Tel un joyau dans son écrin,
La rose blanche s'est ouverte
Pour quelque merveilleux destin

Mais sa beauté me déconcerte
Las ! qu'en restera-t-il demain ? ...
Car toute grâce voit sa perte,
Et toute fraîcheur son déclin ...

La rose blanche s'est ouverte .





Le rêve

Le rêve entre nos doigts comme un oiseau repose
Il sommeille un instant engourdi de chaleur,
Son aile est repliée et sa paupière est close
Et nous sentons son coeur battre sur notre coeur

Nous croyons le tenir dans notre main tranquille,
Le couvrir à jamais de baisers et d'amour;
Mais l'étreinte est légère et le rêve est agile,
Il ne dormira pas jusqu'à la fin du jour.

Nous sentirons frémir son aile impatiente
Nous essaierons en vain de le garder encore;
Le rêve est un oiseau qui leurre notre attente,
Car bientôt loin de nous il prendra son essor

Libre et majestueux il monte vers la nue
Il fuit vers le soleil loin du froid des hivers,
Et nous le regardons se perdre à notre vue,
Les pieds cloués au sol et les doigts entr'ouverts.




L'écureuil et le chat

Un écureuil, d'allure agile,
Courait, tournait, allait cabriolant, habile,
Devant un jeune chat, espiègle et fort
Qui, comme lui, voulait, en gambadant,
Au sommet d'une porte arriver d'un élan.
Notre écureuil, léger de sa nature,
Sans nul effort et se riant tout bas,
Sur son rival avait toujours le pas;
Minet jurait ... mais ne l'atteignait pas,
Et tout honteux faisait triste figure.
Le rat des bois, d'un air câlin,
Lui lançait un regard malin,
Et finement semblait lui dire :
" Vainement vous crûtes, beau sire,
M'égaler en agilité ;
Trop lourde est votre majesté."

Ainsi, bien des gens sur la terre,
Comme le chat, présomptueux,
S'imaginent pouvoir tout faire,
Et font que l'on se moque d'eux.

(2005)




Le prix du temps

Le temps m'a demandé de mes longs jours le compte,
A quoi j'ai répondu : ce compte veut du temps.
Car, qui sans rendre compte a passé tant de temps,
Comment, sans prendre temps, peut-il rendre un tel compte ?

Le temps m'a refusé de différer le compte,
En disant que mon compte a dédaigné le temps,
Et que, n'ayant pas fait mon compte dans le temps,
Je veux en vain du temps pour faire enfin ce compte.

Mon dieu, quel compte peut nombrer un si long temps ?
Et quel temps peut suffire à faire un si grand compte ?
En vivant sans compter j'ai méprisé le temps.

Hélas ! pressé du temps, oppressé de ce compte,
Je meurs et ne saurais rendre compte du temps,
Puisque le temps perdu ne peut entrer en compte.

(2009)





Le bonheur

C'est une fleur de rêve, une fleur idéale
Qui ne s'ouvre jamais sur la terre d'exil,
Un souffle peut ternir la blancheur liliale
De sa pâle corolle à l'arôme subtil.

C'est l'étoile qui brille à la voûte azurée,
Perle d'or que la nuit sème dans le lointain,
Lampe mystérieuse, à la flamme éthérée,
Mais qui s'évanouit aux lueurs du matin ....

C'est le gai papillon butinant sur la rose,
Qui se balance au souffle embaumé du zéphir.
Il se pose un instant sur la fleur fraîche éclose.
Et s'envole à jamais quand on croit le saisir ! ...


(2006)



Modestie

Je connais une humble fleurette
Qui croît à l'ombre du buisson,
Sur un vert tapis de gazon,
Lorsque la nature est en fête.

Elle dédaigne la parure
Et de ses soeurs les frais atours,
Et n'a reçu de la nature
Qu'une corolle de velours.

Avec sa mauve collerette,
Elle est charmante, en vérité
De grâce et de simplicité !
Qui n'admirerait ma fleurette ?

En se faisant toute petite,
Elle se dérobe au regard,
Et pour trouver ma favorite,
Il la faut chercher à l'écart.

Mais ses pétales d'améthyste
Exhalent un parfum si pur
Qu'il trahit son réduit obscur
Et la pauvrette s'en attriste.

J'aime cette humble fleur champètre
Qui fleurit sur le vert gazon:
Vous avez deviné peut-être
Que la violette est son nom ?


(1986)





Le vieux moulin

En province on le voit, gardien de la colline,
Sans ailes, fièrement s'élancer vers l'azur.
Le ciel met en relief sa découpure fine;
Lui, rend, par sa blancheur, le firmament plus pur.

Il ne transforme point les épis en farine,
Comme par le passé, car c'est un pauvre mur
Que le mistral ébranle. Autour de la ruine,
Lavande et serpolet fleurissent le sol dur.

Dans l'air vibrant et chaud, leur arome s'élève
Pour imprégner ces blocs dont l'histoire s'achève
D'une délicieuse et grisante senteur.

Sous les pierres se cache un lézard qui sommeille.
Et l'antique moulin, bâti sur la hauteur,
Contemple avec amour le pays de Mireille.




Veillée d'antan

Sous l'abat-jour teinté de rose,
Quand vient le soir, la lampe a mis
Un vivant reflet qu'elle pose
Sur tous les objets endormis.

Petite chose familière
Qui réconforte et qui sourit,
Elle fait des ronds de lumière
Sur la table qu'elle fleurit

La vieille pendule, en cadence,
Avec son tic tac régulier,
Rythme le temps, et le silence
Succède au labeur journalier.





Nuit d'août

Aux rives de l'étang coassent les grenouilles ;
Les souples peupliers ont l'aspect de quenouilles
Se détachant en noir sur le sombre horizon.

Les calices des fleurs s'ouvrant comme des urnes,
Répandent leurs parfums, et les brises nocturnes
S'attardent à frôler leur fine exhalaison.

La clématite, au mur, met des étoiles blanches,
Et ses minces rameaux enlacent la maison
La lune a suspendu son lustre entre les branches.

Sur le chemin de feu tracé par un rayon,
On voit tourbillonner la verte libellule
Au loin, de temps en temps, une chouette ulule.




L'enlumineur

Habile, il fait surgir au gré de ses pinceaux
Volutes de cobalt, fines enluminures
Dans les méandres d'or et les souples rinceaux,
Il peint avec amour d'idéales figures.

Dès l'aurore, penché sur le vieux parchemin,
Il mêle ses couleurs, revêtant la madone
De somptueux manteaux d'azur ou de carmin,
Et sur son voile blanc, posant une couronne

Il incline des lis au calice pâli
Pour encadrer la Vierge et les saintes modestes
Les archanges bouclés à la Botticelli
Déroulent sous ses doigts des cortèges célestes.

Il pose les pinceaux quand arrive le soir
Puis, jamais en repos, l'esprit du vieil artiste
Ebauche des croquis et continue à voir
Tout au fond de lui-même un rêve qui persiste.

(2009)




Vieille ferme

Je te connais , vieille maison,
Avec tes branlantes poutrelles
Où le vent gémit sa chanson,
Où vont nicher les hirondelles.

Ta pauvre façade séduit,
Et, lorsque vient la saison chaude,
Tes murs croulants font un réduit
Aux lézards couleur d'émeraude.

(2005)

 

 

 

 

 

Un rien

 

Ecrire un mot sur cette page ?

Je n'en fais rien.

Vous me dîtes : " Mais c'est l'usage !  "

Je le sais bien !

 

Chacun selon sa fantaisie

Vous parlera

Qui de bonheur, qui d'harmonie,

L'un vous dira

 

Qu'il est doux de sécher les larmes

Par pitié ;

L'autre pourra vanter les charmes

De l'amitié.

 

Pour moi, je garde le silence,

Car je ne sais

Jamais dire ce que je pense

En vers bien faits.

 

Ce qui pleure ou bien ce qui chante

En nous, tout bas,

L'exprimer de façon charmante

Je ne puis pas.

 

Ce talent, vous aurez beau dire,

N'est pas le mien.

Las ! Mieux valait ne rien écrire

Qu'écrire un rien !

 

 

 

(2004)

 

 

 

 

 

Réflexions d'une mélomane

 

Chopin, ton fougueux romantisme

Surexcite mon jeune coeur;

Ce débordement de lyrisme,

Ce vacarme ... est une douceur

Quand l'oreille s'y habitue.

Que ton chromatique est charmant !

L'instrument s'ébranle et remue

En rendant ce rugissement.

Mais, cher Maître, parfois ton âme,

Lasse de toujours déborder,

Apaise sa brûlante flamme

Et... nous permet de respirer !

Je te rends hommage, grand homme,

Mais dès qu'on va parler de toi,

Je m'esquive au plus vite, comme

Si Satan courait après moi .

 

 

 

 

 

 

 

 

Chanson d'automne

 

On voit, dans le bois frémissant,

Les feuilles qu'une brise chasse

S'enfuir, toutes en gémissant ...

C'est le vent d'automne qui passe ...

 

La fleur, dans le sentier jauni,

Courbe, en pleurant, sa tête lasse ;

L'oiseau grelotte dans son nid...

C'est le vent d'automne qui passe ...

 

Un long sanglot, comme un frisson,

Gémit, en déchirant l'espace,

Une morne et triste chanson...

C'est le vent d'automne qui passe.

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