Les enseignes parisiennes

Publié le par Pascaline

L'habitude d'accrocher une enseigne au-dessus des échoppes se répand à partir du XIIIe siècle et dans le Paris médiéval elle entraîne parfois la désignation des voies. Les noms des rues des Trois-Couronnes, impasse des Trois-Visages, cour de l'Etoole d'Or, rue du Chat-qui-Pêche ou rue du Pot-de-Fer n'ont pas d'autre origine.

Rares sont les enseignes qui ont traversé le temps. On peut cependant voir 26, rue de Seine celle du cabaret " Au Petit Maure ". D'autres sont conservées au musée Carnavalet.

La Reynie fixe en 1667 kes dimensions qu'elles ne doivent pas dépasser et la hauteur au-dessous de laquelle elles ne peuvent descendre.

Au siècle suivant, les enseignes perpendiculaires aux murs sont interdites et ne sont plus autorisés que les panneaux posés au-dessus des boutiques. Les peintres y trouvent leur compte. Antoine Watteau peint en 1720 pour son ami Edmé-François Gersaint un grand panneau connu sous le nom d'Enseigne de Gersaint. Les frères Goncourt rapportent que Chardin aussi peignit des enseignes.

Au milieu du XIXe siècle les commerçants prospères font peindre leurs devantures tandis que la généralisation des trottoirs permet de remettre des enseignes en travers.

Les commerçants sont libres du choix de leur enseigne, à l'exception de ceux qui exercent une profession réglementée comme les buralistes, qui depuis le XVIIe siècle doivent s'annoncer  avec une carotte rouge. La forme rappelle le rouleau de tabac arrondi aux bouts qu'ils râpaient à la vente; le rouge remplace le marron afin d'être plus visible.

 

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